Massacre d'Ouradour-sur-Glane
Les troupes allemandes de la Wermacht remontent vers le front qui a été ouvert quatre jours plus tôt par le débarquement en Normandie. Dans un village de la Haute-Vienne, Oradour-sur-Glane, qu'ils traversent, les soldats nazis enferment dans l'église les hommes, les femmes et les enfants. Les Allemands en font un brasier. Plus de 640 habitants du village sont brûlés vifs. Ceux qui tentent de fuir sont abattus. Seul un enfant parvient à se cacher et à survivre. La Résistance ne pouvait que harceler l’ennemi, sans le battre. Il est incontestable d’autre part que, livrée à elle-même, elle était condamnée progressivement à s’éteindre. Aussi bien les grands Alliés les Anglais surtout ont-ils armé et ravitaillé les groupes de résistants, mais ils ne l’ont fait qu’avec beaucoup de réticences et après de nombreuses hésitations. Ils se méfiaient d’une activité dont la direction leur échappait et dont ils redoutaient les engagements inconsidérés. Par suite, ils n’ont pas pleinement tiré parti de cette " cinquième colonne " que le comportement nazi leur avait en quelque sorte offerte. La Résistance coûtait cher aux peuples qui s’y engageaient. Pour la réduire, irrités souvent par son caractère insaisissable, les autorités d’occupation multiplièrent les sanctions, les arrestations, les fusillades, les destructions d’immeubles, de villes entières parfois. Oradour sur Glane est un village détruit par les Nazis, uniquement par représailles. Un maquis français attaque une colonne, et le bourg d’Oradour est incendié, les femmes et les enfants enfermés dans l’église. Les habitants regroupés sont fusillés, les enfants " éclaté ", les filles violées, étripées, les vieillards massacrés. Le plaisir de tuer au sens brutal. Pour s’être tout entière soulevée, Varsovie sera rasée. On évalue en France le nombre de fusillés résistants et otages à 25 000. Le 10 Juin, les Tchèques eux aussi, comme la plupart des pays d’Europe sous la coupe des Nazis, connaissent leur " Oradour ". La ville de Lidice est rasée parce qu’en est originaire un des auteurs tchèques de l’attentat qui avait coûté la vie au " protecteur " de la Bohême, Heydrich.
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