Révolution en Irak, apparition de Sadam Husseim
Depuis le 16 avril 1968, date à laquelle quelques officiers baassistes font circuler une pétition réclamant l’élection d’une Assemblée nationale, la conjuration s’étend. Cette fois, elle est d’inspiration uniquement baassiste, les alliés du Baas ayant fait défaut au dernier moment. Le 17 juillet, au petit matin, les troupes des commandants Abdel Razzak Nayef et Ibrahim Abdel Rahman Daoud se joignent à celles du brigadier Bakr pour encercler le palais présidentiel. Le général Aref se rend presque aussitôt : le sang n’a pas coulé. Un Conseil de commandement de la révolution (C.C.R.) est formé, qui élit Hassan al-Bakr à la présidence de la République et donne le gouvernement au commandant Nayef, le commandant Daoud se voyant réserver le portefeuille de la Défense. Cependant, au bout de quelques jours un conflit oppose ces deux officiers à leurs compagnons. Le 30 juillet, pour prévenir toute tentative de leur part, la division du général Hamadi al-Takriti prend le contrôle de Bagdad, le gouvernement est dissous, Nayef et Daoud sont mis d’office à la retraite. Le 31, le général Bakr préside le nouveau cabinet, Hardan al-Takriti devenant vice-Premier ministre et ministre de la Défense, poste qu’il gardera jusqu’en avril 1970, avant d’être, à son tour, définitivement écarté (15 oct. 1970). Cette seconde révolution du 30 juillet 1968 consacre le succès du mouvement révolutionnaire engagé le 17 juillet et la prééminence du parti Baas : Saddam Hussein al-Takriti, qui s’est consacré dans le secret à la réussite du coup d’État, rejoint le président Bakr.
Cam.
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 30 juillet