Le bébé éprouvette est né !
Naissance en Angleterre, après 12 ans d’expérience et de multiples essais du premier bébé-éprouvette.
Les prédictions terrifiantes des " Utopistes " anglais, se vérifient. Aldous Huxley (Le meilleur des Mondes) ou George Orwel (1994) voient l’illustration de leur fiction. Dans 1984 , une autre " anti-utopie ", dérisoire et terrifiante, d’une ironie swiftienne, Orwell (Eric Blair, dit George Orwel, né en 1903, écrivain engagé) présente un monde totalitaire où la guerre perpétuelle gérée par le ministère de la Paix est le prix de la prospérité ; un monde où le ministère de l’Amour fait régner la loi et l’ordre. Rien n’échappe à Big Brother (Grand Frère), le maître suprême, ni à sa police de la Pensée. Le héros, Winston, en fera l’expérience : sa révolte échouera ; vaincu, il sera contraint, pour finir, de retomber dans l’"amour" obligatoire pour Big Brother. Ce monde de cauchemar, où l’individu est écrasé par la technocratie, est-il si éloigné du nôtre ? Ce dernier roman de George Orwell, mort (1950) un an à peine après sa publication, reste une sorte de testament tragique et prophétique. On relève des traits schizophréniques chez Orwel comme chez Huxley, mais plus discrets chez ce dernier. On y trouve, en revanche, une prévision prophétique de la tentation de la drogue dans une société d’abondance. L’utopie de Huxley et celle d’Orwell sont à première vue aux antipodes : l’univers de Huxley est un monde hédoniste de l’abondance avec liberté totale du sexe ; celui d’Orwell est un monde " antihédoniste " de la pénurie, avec répression sexuelle totale. Mais, tout en étant opposés, ils se trouvent sur la même planète, car le résultat est le même : dévalorisation de l’existence, et en particulier de l’amour, dans un univers sans précarité axiologique. Dans l’univers figé de l’utopie réalisée, il n’y a plus de place pour l’utopiste, ferment de changement.
Cam.
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