La Belgique en fête
Le nom du pays est celui d'une tribu celte qui vivait dans cette région que César vainquit avec peine entre 59 et 50 avant Jésus Christ. Léopold de Saxe-Cobourg fut le premier souverain de ce royaume indépendant qui fait parti aujourd'hui de la C.E.E. Ce jour est celui de la prestation de serment du premier Roi des Belges, Léopold Ier. Il devient la Fête Nationale belge.
Le Prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha se distingue comme officier de l’armée russe pendant les guerres napoléoniennes. Naturalisé anglais, il épouse en 1816, à 26 ans, Charlotte, héritière de la couronne d’Angleterre, qui meurt l’année suivante. Il refuse la couronne de Grèce en 1830. En Septembre, il suit l’insurrection belge contre les Hollandais, sans se douter que quelques mois plus tard … Candidat britannique, il est proposé par Lebeau, ministre des Affaires étrangères et avocat libéral, qui a pressenti que le sort de la Belgique dépend avant tout de Londres. Il est élu roi des Belges par le Congrès national en juin 1831. Le souverain dirigera personnellement la politique extérieure de son État pendant trente-quatre ans, usant de toute son influence pour en consolider la situation en Europe. Il obtient la signature du traité des Dix-Huit Articles proposé par la Conférence de Londres et établissant l’indépendance de la Belgique. Il prête serment à la Constitution belge le 21 juillet 1831. Quelques jours plus tard, il doit faire face à une invasion hollandaise. Guillaume d’Orange tente de reconquérir la Belgique. Léopold Ier obtient la protection de l’Angleterre et de la France, mais il doit malheureusement signer le traité des Vingt-Quatre Articles, aux conséquences graves pour son pays d’adoption. En effet, une partie du Limbourg (Maastricht) est cédée à la Hollande, le Luxembourg (Grand-Duché) est perdu à l’exception d’Arlon ; la Hollande est maîtresse des bouches de l’Escaut (au-delà d’Anvers) et perçoit un droit (péage) sur les bateaux entrant en Belgique. (C’est Léopold II qui rachètera ce droit plus tard …) Le roi défend l’indépendance de la Belgique contre les intrigues de la Prusse et les ambitions annexionnistes de la France avec laquelle il sauvegarde longtemps l’entente grâce à son mariage avec Louise d’Orléans, fille du roi des Français, dont il eut quatre enfants. Monarque constitutionnel, il favorise l’unionisme, c’est-à-dire l’entente entre les catholiques et les libéraux dans les cabinets ministériels. Il échouera car, malgré son opposition, des partis se formeront et la monarchie deviendra nettement parlementaire. On remarque deux partis extrémistes : les libéraux radicaux, libres penseurs, partisans du suffrage universel et des réformes sociales, et les catholiques, conservateurs, ultramontains, désireux de soumettre l’État à l’Église. Les vingt premières années du règne sont marquées par une crise économique grave : l’industrie et les transports progressent lentement, l’agriculture stagne et les barrières douanières entravent le commerce. Vers 1850, la situation s’améliore grâce au libre-échange. Des réalisations importantes voient le jour : chemins de fer, postes, télégraphes, rachat du péage de l’Escaut par le baron Lambermont, création de la Banque nationale et de la Caisse d’épargne. Face au malaise social accentué par le machinisme, le roi souhaite le bien-être des ouvriers, mais refuse leur promotion sociale, ce qui les amène à s’organiser contre le pouvoir. Sa volonté de diriger l’Église entraîne l’opposition des évêques et la naissance d’un parti confessionnel catholique. Dans le domaine culturel, le roi assiste à la naissance des premiers conflits d’idées entre catholiques et libéraux : la question scolaire et la question linguistique.
Lodace/Cam.
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