Morte = un K étrange !
L’une des secrétaires d’Edward Kennedy, le plus jeune frère du Président assassiné, se noie, après une soirée passée en compagnie d’Edward et d’amis communs, sur la petite île de Chappaquiddick (Massachussetts).
Le sénateur, qui était aux commandes de la voiture ne semble avoir rien fait (ou tout au moins pas grand chose) pour tenter de l’aider et de la repêcher. Edward Moore Kennedy, né le 22 février 1932 à Brookline dans le Massachusetts, est le plus jeune des garçons de la famille Kennedy. C’est aussi celui sur lequel les jugements les plus contradictoires ont été prononcés. Sa carrière politique est facilitée par ses relations familiales, mais également par ses talents ; Joseph Kennedy, son père, disait de lui qu’il était " le meilleur politicien " du clan. Diplômé de Harvard, il mène des études de droit à La Haye et à l’université de Virginie. En 1962, il conquiert le siège de sénateur du Massachusetts que son frère, John, avait occupé avant son élection à la présidence. Son activité sénatoriale reste discrète, d’autant plus qu’en 1964 il est victime d’un accident d’avion qui le confine sur un lit d’hôpital pendant plusieurs mois. On parle de plus en plus de lui après l’assassinat de Robert Kennedy. John n’avait-il pas déclaré un jour : " Je suis entré dans la politique parce que Joe est mort. S’il m’arrive quelque chose, Bob prendra la place. S’il arrive quelque chose à Bob, Ted prendra le flambeau " ! De fait, celui-ci joue les premiers rôles au Sénat et se pose en sérieux prétendant à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle. Mais une tragédie vient assombrir l’avenir du dernier Kennedy : le 19 juillet 1969, l’une de ses secrétaires, Mary Jo Kopechne, se noie. Sa carrière politique est sur le point de tourner à la catastrophe : il fait, grâce à une allocution télévisée dans laquelle il admet ses torts, un étonnant rétablissement. Réélu au Sénat en 1970, il ne sera pas candidat à la présidence de 1972. Pourtant, Edward Kennedy n’en demeure pas moins un sénateur sérieux, dont les votes et les initiatives le classent parmi les libéraux. Il appuie les projets de loi qui visent à assurer les droits civiques aux Noirs, à combattre la pauvreté, à contrôler la vente des armes, à étendre le bénéfice de la sécurité sociale. Peu à peu, la personnalité se dessine, et Edward Kennedy, candidat à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 1980, recueille assez de voix aux primaires pour inquiéter Jimmy Carter, qui se représente. Il demeure, au Sénat, une figure importante du Parti démocrate.
Cam.
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