Italien mais pour une grande France !
Mazarin est né un 14 juillet... mais n'en a pas été révolutionnaire pour
autant ! Le petit Giulio Mazarini est né à Pescina, dans les Abruzzes. D'une
intelligence subtile, il était déjà prélat lorsqu'il fut remarqué par le
cardinal de Richelieu en 1630, et fut nommé à son tour cardinal par ce même
Richelieu en 1641. Il succéda à son protecteur comme ministre en 1643, et exerça
le pouvoir jusqu'à sa mort au nom de la régente, Anne d'Autriche (qu'il a
peut-être secrètement épousée). A l'intérieur, il fit triompher
l'absolutisme en écrasant la Fronde, dirigée contre lui (1648-1653), et en
luttant contre les jansénistes. A l'extérieur, il abaissa la maison
d'Autriche, et assit la prépondérance française grâce au traité de
Westphalie (1648) et à celui des Pyrénées (1659). Il accrut le territoire
français en annexant Pignerol, l'Alsace, la Cerdagne, le Roussillon et quelques
villes des Pays-Bas espagnols.
Remarquable diplomate, mais mauvais gestionnaire, il laissa les finances
publiques aux mains de Nicolas Fouquet, et, à sa mort, le Trésor était
presque vide. Mazarin mourut à Vincennes en 1661. Collectionneur avide et
passionnée, Mazarin acquit une énorme fortune personnelle. Ses activités de mécène
furent considérable : la Bibliothèque Mazarine fut construite dans l'un des bâtiments
du Palais de l'Institut à Paris, en est un témoignage. Constituée à
l'origine pour l'usage du cardinal, ouverte aux savants en 1643, elle est
aujourd'hui un des départements de la Bibliothèque Nationale de France. Mais
le successeur de Richelieu fit aussi édifier le Collège des Quatre-Nations, ou
Palais Mazarin.
Olga
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