Saboté : coulé !
L’affaire du " Rainbow Warrior ".
Les Relations entre la Nouvelle Zélande et la France ne sont guère au beau fixe depuis que la France procède à des essais nucléaires dans le Pacifique Sud. Toutefois, il est probable que ces rapports resteront entachés par l’affaire à rebondissements du Rainbow Warrior. Le 10 juillet 1985, une équipe de la D.G.S.E. fait exploser dans le port d’Auckland un bateau de l’organisation Greenpeace, faisant une victime. L’arrestation de deux des agents impliqués et la reconnaissance par la France de sa responsabilité ont mené les deux pays au bord de la rupture diplomatique. Pour la Nouvelle-Zélande, l’importance de cette affaire est en effet considérable : en cent cinquante ans d’histoire, aucun État étranger n’avait encore violé l’intégrité de son territoire, et loin d’en être diminuée, l’amertume a été accrue par le fait que le pays en faute est un allié. Après la condamnation pour homicide involontaire en novembre 1985 des deux agents, la France a conclu, en juin 1986, un accord avec la Nouvelle-Zélande, aux termes duquel ceux-ci étaient transférés pour une durée de cinq ans sur l’atoll d’Hao, en Polynésie française. Le rapatriement pour raisons médicales des deux agents en décembre 1987 et en mai 1988 a accru le différend avec Wellington (capitale et siège du gouvernement).
Cam.
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 10 juillet