Mort d'Henri II
Pour célébrer la paix du Cateau-Cambrésis et le mariage de sa fille au roi d'Espagne, le roi a organisé de grandes fêtes. Lui-même, ce jour, malgré le rêve prémonitoire de la reine Catherine de Médicis, monte en selle pour le tournoi. Son cheval porte le nom de Malheureux. En face du roi, âgé de quarante ans, trois adversaires : le duc de Savoie, le duc de Guise et le jeune Gabriel de Montmorency. Quoique les trois assauts aient été des victoires du roi, celui-ci invite Montmorency à une dernière joute. Les chevaux se mettent en place. Le roi s'élance sans rabattre sa visière. La lance de Montmorency se brise sur l'armure du roi et la pointe qui glisse sur l'acier entre dans l'oeil droit du roi. Le roi est désarçonné et tombe sans connaissance. En dépit des essais qu'Ambroise Paré a été autorisé à faire sur les têtes de quatre condamnés décapités en hâte, le roi agonise pendant dix jours, puis meurt. François II lui succède. L'adversaire du roi, devenu malgré lui son assassin, est emprisonné, puis libéré. Une mort accidentelle au cours d'un tournoi qui oppose des chevaliers ne saurait être considérée comme un meurtre. Gabriel de Montmorency n'est pas régicide. En 1574, alors que, huguenot, il est fait prisonnier, Catherine de Médicis le fait, en dépit des règles, condamner à mort.
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