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4 JANVIER


1960


La mort d’Albert Camus, écrivain existentialiste et l’auteur de " La Peste ", de " l’étranger ", l’un des principaux animateurs de la vie intellectuelle de l’après-guerre, Prix Nobel en 1957.

Né en Algérie au sein d’une famille modeste, orphelin de père, Albert Camus a fait des études de philosophie. Mais, pour raison de santé (tuberculose) il dut les interrompre. Parallèlement, il commença à participer à des projets dramatiques en adaptant ou en jouant des pièces de théâtre.

Pendant son bref passage au Parti communiste (1935-1936), il fonda et anima la troupe du Théâtre du Travail afin de mettre les œuvres dramatiques classiques et contemporaines à la portée du public défavorisé. Il anima ensuite une autre troupe, le Théâtre de l’Équipe, et publia sa première œuvre, l’Envers et l’Endroit (1937), une série d’essais littéraires variés où apparaissent déjà les grands thèmes de sa maturité : la mort, le soleil, la Méditerranée, l’isolement, le destin de l’homme, le rapprochement entre désespoir et bonheur, etc.

À partir de 1938, journaliste à Alger (Alger républicain, Soir républicain) puis à Paris (Paris-Soir), il publia clandestinement le roman " l’Étranger " et " le Mythe de Sisyphe " (1942), deux œuvres remarquées qui exposaient la philosophie de Camus et qui s’inscrivaient dans le "cycle de l’absurde".

Réformé en 1939 à cause de sa maladie, Camus fut cependant très actif dans la Résistance. À la Libération, rédacteur en chef du journal " Combat ", il se mit au service des grandes causes humanitaires internationales.

Cependant, il poursuivait son œuvre littéraire à un ryhtme soutenu avec, notamment, la création de ses pièces " le Malentendu " et " Caligula " et la publication de son roman " la Peste " (1947) qui inaugurait le cycle de la révolte et de la solidarité, où s’inscrivent " l’État de siège " (1948) et " les Justes " (1949) mais surtout l’essai " l’Homme révolté " (1951). Ce dernier ouvrage fut à l’origine de la rupture définitive entre Camus et Jean-Paul Sartre, car elle soulignait clairement les divergences entre la pensée du premier et l’existentialisme du second.

En 1952, Albert Camus démissionna de son poste à l’Unesco pour manifester sa réprobation devant la passivité de cette institution à l’égard de l’Espagne franquiste. Par la suite, en 1956, il s’engagea de nouveau en tentant d’intervenir en faveur d’une trêve dans la guerre d’Algérie.

Il publia ensuite " la Chute " (1956), où il revenait sur sa rupture avec l’existentialisme, ainsi qu’un recueil de nouvelles, " l’Exil et le royaume " (1957). La même année, il reçut le prix Nobel de littérature pour "avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours àla conscience des hommes ".

Le 4 janvier 1960, en pleine gloire, alors qu’il travaillait à un autre roman, " le Premier Homme " (posthume, 1994), il se tua dans un accident de voiture.

Cam.

Remerciements à Cam

 


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