Incendie du Parlement Allemand "le Reichstag", à Berlin.
Le Reichstag est incendié : attentat criminel crient les nazis qui en profitent pour assurer leur main-mise sur le Parlement allemand.
C’est quatre semaines après la formation d'un gouvernement de coalition dominé par le Parti national-socialiste des ouvriers allemands et une semaine avant les élections législatives, que le Reichstag (Chambre basse du Parlement), à Berlin, fut détruit par un incendie. Marinus Van der Lubbe, un Hollandais de vingt-trois ans, ex-membre du parti communiste, fut accusé d'avoir allumé l'incendie ; cependant, il est fort probable qu'il ait commis cet acte à l'instigation des nazis et avec leur aide.
Le gouvernement, prétextant que cet incendie marquait le début d'un soulèvement communiste, demanda au président Paul von Hindenburg de promulguer le célèbre Brandverordnung (décret pour la protection du peuple et de l'État) et, dès le 28 février, établit un régime d'exception.
Les communistes furent mis hors-la-loi et des milliers d'arrestations purent ainsi être effectuées par les SA, les forces de sécurité nazies. Lors du scrutin du 6 mars, le parti national-socialiste obtint 43,9 p. 100 des voix ; le 23 mars, la nouvelle Assemblée vota la loi qui prolongea l'état d'urgence jusqu'à la chute du régime national-socialiste en 1945.
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