Pas dans les choux !
La naissance, à Clamart (hôpital près de Paris), du 1er bébé éprouvette.
Il est certain que l’homme pourra modifier l’homme et tous les êtres vivants ; diverses maîtrises sont déjà plus ou moins acquises : maîtrise de la procréation, maîtrise des gènes, maîtrise du système nerveux. Quelques exemples montreront les résultats déjà obtenus.
Après douze années d’expérimentation, le premier bébé-éprouvette une fille est né le 25 juillet 1978 en Angleterre ; rapidement, de 1979 à 1981, six autres naissances identiques fille ou garçon, et une paire de jumeaux de sexe différent seront enregistrées en Écosse, à Calcutta et à Melbourne.
Le 24 février 1982, naissait à l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, Amandine, le premier bébé-éprouvette français. Ces bébés dits éprouvettes ne correspondent pas à la véritable procréation en bocal (ectogenèse) où l’enfant extramaternel se développerait totalement in vitro .
La procréation paranaturelle, les fécondations in vitro , l’insémination artificielle, peuvent susciter des réserves morales et juridiques, mais elles permettront de traiter correctement la plupart des stérilités. La détermination du sexe à volonté n’est pas encore parfaitement au point, mais il est manifeste que la solution sera trouvée assez rapidement. La maîtrise des gènes offre une extrême importance, car l’homme sera apte à modifier les propriétés d’un être vivant. Là aussi espoirs et incertitudes sont grands. Une meilleure analyse du cerveau précède sa maîtrise ; des fonctions mal connues ont été décelées ; le rôle des médiateurs chimiques apparaît vraiment essentiel. À la neurologie et à la psychobiologie s’ouvrent de vastes sujets de recherches. (Encycl.Univers.)
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