Décès d'Albert !
La mort du 3ème roi des Belges, Albert 1er, le Roi-Chevalier.
Né en 1875, à Bruxelles, fils du comte de Flandre, il reçut un enseignement privé avant de rejoindre l'école militaire. Dans les années qui précédèrent son règne, il effectua, parallèlement à des études d'économie et de sciences politiques, plusieurs voyages à l'étranger, dont un aux États-Unis et une grande tournée au Congo belge. En 1900, il épousa Élisabeth de Bavière.
Il devint roi de Belgique en 1909, après la mort de son oncle Léopold II, décédé sans laisser de fils. Les premières années de son règne furent perturbées par d'importants conflits sociaux et par le problème flamand. Il parvint cependant à se faire accepter du peuple belge par son tempérament modéré, son respect de la Constitution et son intervention énergique durant la Première Guerre mondiale. En effet, en 1914, n'étant pas parvenu par voie diplomatique à éviter l'occupation de son pays par les troupes de l'empereur d'Allemagne Guillaume II, en dépit du statut de neutralité de la Belgique, Albert Ier assuma le commandement des forces armées belges et combattit, quatre années durant, l'armée allemande. Son attitude courageuse et désintéressée lui valut le surnom de " Roi-Chevalier ".
Après la guerre, devenu très populaire, il se lança dans la reconstruction de la Belgique et usa de son prestige pour apaiser les conflits sociaux, économiques et politiques. Partisan de la démocratie, Albert Ier apporta son soutien au projet de loi instituant le suffrage universel (décembre 1918).
Son action diplomatique à l'étranger conduisit à l'abolition du traité de Londres, qui consacrait le statut de neutralité de la Belgique (1831), lors de la signature du traité de Versailles en 1919. Avec la reine, il se consacra également à l'épanouissement culturel de la Belgique, et encouragea les sciences en créant la Fondation du fonds national de la recherche scientifique.
Alpiniste passionné, il mourut accidentellement en 1934, lors d'une escalade à Marche-les-Dames, des rochers à pic qui longent la Meuse namuroise. Il eut pour successeur son fils aîné, Léopold III.
Sur le plan culturel, les Belges doivent à l’initiative personnelle du roi la fondation du Fonds national de la recherche scientifique. La reine Élisabeth et le roi patronnent le développement des arts et des lettres. Singulièrement non-conformiste de caractère, la reine Élisabeth survivra à son époux jusqu’en 1965.
Violoniste dilettante (elle avait été l’élève d’Eugène Ysaye, lequel restera d’ailleurs son conseiller musical), elle fondera à Bruxelles, après la Seconde Guerre mondiale, le concours international qui porte son nom et dont les prix récompensent tour à tour des violonistes, des pianistes et des compositeurs.
Cam.
Remerciements à Cam
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