Et en plus, elle parle !
La mise au point de l’Horloge parlante, en France.
C’est le Français Ernest Esclangon qui inventa et répandit le procédé. Ce qui permit d’unifier l’heure sur tout le territoire d’un même fuseau horaire et d’éviter les pagailles dues à des dérèglements d’horaire.
Du fait de la rotation, l’heure est différente en chaque point du globe ; on a donc choisi une référence qui est le méridien de Greenwich, près de Londres (G.M.T., Greenwich Mean Time), acceptée au congrès de Washington (1884) ; mais la France n’adopta qu’en 1911 ce temps universel (U.T.) ; elle avait jusqu’à cette date conservé le temps du méridien de Paris. Le globe a donc été divisé en 24 fuseaux horaires, de 15 degrés chacun (soit 1 667 km à l’équateur) ; la ligne de changement de date se situe sur le méridien antipode de celui de Greenwich, dans le Pacifique, à l’aplomb de la Nouvelle-Zélande (on se souvient que Phileas Fogg gagna un jour en la franchissant d’ouest en est).
L’homogénéisation de l’heure dans un fuseau n’a été possible qu’à partir du moment où les communications furent assez rapides pour couvrir tout ou partie du fuseau en un jour, ce qui n’apparut qu’avec le chemin de fer.
Auparavant, l’heure était l’heure solaire du lieu ; et jusqu’à l’invention des télécommunications hertziennes, certains chefs de train étaient chargés de régler les pendules des gares avec leur chronomètre.
En France, c’est la mise en service, le 14 février 1933, de l’horloge parlante inventée par Ernest Esclangon qui mit fin à ces pratiques approximatives.
Cam.
Remerciements à Cam
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