Et le cinéma fût !
Le brevet du Cinématographe est déposé par Louis et Auguste Lumière.
Né en 1894, fils d’un industriel franc-comtois spécialisé dans la fabrication de matériel photographique, Louis Lumière ne prétendit jamais au titre de cinéaste, se contentant de celui, plus humble, de physicien, doublé d’un bricoleur passionné qui se consacra jusqu’à la fin de ses jours à des recherches sur la photographie en couleurs, la stéréo-synthèse et le film en relief.
Il n’" inventa " point du jour au lendemain le principe de l’enregistrement photographique du mouvement, ni l’illusion de sa reproduction, ni même la projection sur écran d’images animées, tout cela ayant été pressenti avant lui et parfois réalisé, de manière empirique, par Étienne-Jules Marey, Georges Demény, Émile Reynaud, Thomas Edison et bien d’autres.
Il ne fit, aidé de son frère Auguste, que porter à leur point de perfection les travaux de ses prédécesseurs et rendre leur exploitation possible par l’utilisation de la pellicule perforée et un mécanisme simple d’enclenchement (le brevet du Cinématographe est déposé le 13 février 1895). Initialement, cette extraordinaire " machine à moudre " les images, à laquelle fut donné " le nom un peu rébarbatif de cinématographe " (pour reprendre les termes d’un journal de 1895, année de la première projection payante dans les salons du " Grand Café ", à Paris, au mois de décembre, après qu’il eut été présenté, le 22 mars, à la Société d’encouragement à l’industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne), ne représentait guère, dans l’esprit de ses créateurs, qu’une curiosité scientifique, à laquelle ils ne voyaient ni ne souhaitaient d’avenir commercial, et moins encore artistique.
J’en ai parlé plus longuement à l’occasion de l’anniversaire (28 décembre 1895) d’un des premiers films du duo, " Sortie des Usines lumière ".
Cam.
Remerciements à Cam
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