Elle en prend la tête !
L’exécution de Marie Stuart, reine d’Angleterre.
Après la promulgation des Trente-Neuf Articles (protestants presbytériens), les catholiques anglais s’étaient tournés vers Marie Stuart, rentrée en Écosse après la mort de François II en 1560. Mais cette reine est, elle aussi, aux prises avec de graves problèmes. John Knox vient de faire triompher en Écosse la réforme presbytérienne. Marie Stuart, restée catholique, doit gouverner un peuple turbulent et fanatisé.
Frivole et imprudente, elle a épousé, en deuxième noce, Darnley, grand seigneur taré, bientôt assassiné dans des circonstances troubles ; puis elle s’est éprise du brutal Bothwell, principal responsable du meurtre. Cette union aliéna aussitôt l'aristocratie écossaise à la reine. Elle réunit une armée qui (même si elle était égale en nombre à l'armée confédérée) manqua nettement de discipline et fut défaite à Carberry Hill le 15 juin 1567. Marie dut alors abandonner Bothwell et se rendre aux confédérés.
En juillet, elle abdiqua en faveur de son fils Jacques VI, couronné cinq jours plus tard à Stirling. Évadée de sa prison insulaire de Lochleven (2 mai 1568), elle rassembla en quelques jours une armée de 6 000 hommes. Mais cette armée fut écrasée le 12 mai à Langside, près de Glasgow, par le régent Murray.
Malgré les conseils de ses amis, elle traversa le Solway Firth et se réfugia à la cour de la reine d'Angleterre Élisabeth Ière, où elle resta prisonnière pendant dix-huit ans. La méfiance d'Élisabeth était fondée, puisque le parti catholique se regroupait derrière Mary pour en faire sa rivale politique et religieuse.
En effet, l’existence de Marie Stuart autour de laquelle des intrigues s’ourdissent continuellement n’est pas sans dangers pour Élisabeth, d’autant plus que la reine d’Écosse n’a jamais renoncé à ses droits de succession. Aussi sa présence en Angleterre éveille-t-elle les espoirs des catholiques, et suscite deux complots (1569, 1572) suivis de troubles, dont le but était le renversement d’Élisabeth.
Parmi les tentatives pour la délivrer et la faire parvenir au trône d'Angleterre, la plus célèbre fut celle de son page Anthony Babington, qui complota l'assassinat d'Élisabeth Ière. Cette conspiration entraîna son procès et sa condamnation à mort en octobre 1586. Élisabeth Ière attendit cependant jusqu'au 1er février 1587 pour signer l'acte d'exécution qui a lieu le 9 février 1587.
Cam.
Remerciements à Cam
En savoir plus sur Elisabeth Ière
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 9 février