Quand j’étais petit, le premier qui se levait, ce 28 décembre, avait le droit de réveiller les autres en leur souhaitant " Bonne Fête " ! Et lorsque les yeux encore mi-clos, il demandait en tentant de dissiper les brumes du réveil, quelle fête ? L’on répondait : " Saint Innocent ! ". parfois en français, parfois en wallon : " E’nocînt " " Innocent " ! Ce terme prenait une signification savoureuse en wallon : je la rapproche de celle de " ravi " en provençal. Mais ceci nous éloigne de cela. D’où vient donc ce terme ? Après la naissance de Jésus à Bethléem, le roi Hérode (roi de Judée, de Galilée et de Palestine, instrument fidèle aux mains des Romains), qui avait été mis au courant de la naissance d’un enfant-roi par les mages qu’il avait reçus en grande pompe dans son palais avant la naissance, Hérode donc décida de se tuer tous les enfants " mâles " de moins de 6 mois. Ceci afin de ne pas avoir de rival qui put ravir son trône à sa famille. Ses hommes d’armes parcoururent les campagnes à la recherche des nouveau-nés, des innocents, p.c.q. non encore marqués par le péché, et les massacrèrent sans pitié. L’Histoire nous a malheureusement appris que la pitié ne marque guère les soldats quand ils obéissent aux ordres. Marie et Joseph, avertis par l’archange Gabriel, le porte-parole des messages divins, purent s’enfuir à temps, en Egypte, pour échapper au massacre. C’est l’épisode de la fuite en Egypte qui suit dans la Bible celui du massacre des Saints Innocents. Les deux événements ont été illustrés par tous les auteurs classiques, tant en peinture qu’en littérature ou en musique.
Cam.
Remerciements à Cam
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