L'attentat !
La bombe qui explose sur le chemin de l'Opéra, rue Saint-Nacaise, fait quatre morts, treize blessés, quelques quarante-six maisons sont endommagées ou même détruites. Le Premier consul est indemne... Il est passé quelques seconde avant l'explosion des barils remplis de poudre et de ferraille dissimulés sous la paille d’une charrette.. Son récit est celui-ci : " J'avais beaucoup travaillé toute la journée et le soir, j'étais fatigué... Je me suis jeté sur un canapé dans le salon de ma femme et je m'endors. Quelque temps après, Joséphine arrive, elle me réveille, et insiste pour que j'aille à l'Opéra... Bon gré mal gré, je me lève, et me mets en voiture accompagné par Lannes et Bessières. J'avais tellement envie de sommeil que j'étais endormi lorsque l'explosion eut lieu. " Pour marquer qu'il a de la chance, Bonaparte commente encore le soir même : " N'est-ce pas que je suis la poule blanche ? " L’habile diffusion du signalement des conducteurs et du cheval met la police sur la piste des auteurs de l’attentat, que les adversaires de Fouché voulaient jacobins et qui étaient en réalité des conspirateurs royalistes nommés Limoëlan, Saint-Réjant, La Haye, Joyaux et Carbon. Les coupables sont arrêtés, jugés par le tribunal criminel de la Seine et guillotinés place de l’Hôtel-de-Ville le 21 avril 1802, à l’exception de Limoëlan, resté introuvable et qui entre dans les ordres. Cet attentat précipite l’avènement du consulat à vie, puis de l’Empire.
Rédaction mêlée Lodace et Cam.
Remerciements à Cam
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