Le Roi de France, Louis XVI apparaît à la foule des courtisans arborant une fleur bizarre à son chapeau.
Il s'agit de la fleur de pomme de terre que Parmentier venait d'introduire en France.
Cette mode permit à ce tubercule de s'imposer sur les tables parisiennes puis françaises et de remplacer progressivement le pain comme aliment de base. Mais qui donc est ce Parmentier dont nous avons retenu le nom grâce surtout au célèbre " hachis " qui porte son nom. Il est, avec Jean-Jacques Rousseau, Choderlos de Laclos et le capitaine Carnot, l'un des lauréats les plus remarqués des concours des Académies provinciales françaises du XVIIIème siècle, l'un des hommes les plus typiques du siècle des Lumières. Il est, dès l'âge de vingt ans, apothicaire sous-aide aux armées. Fait prisonnier pendant la guerre de Sept Ans, il herborise dans le Hanovre. Son ascension professionnelle est rapide. En 1772 l'année de ses grandes réussites , il est apothicaire-major des armées françaises. En 1773, Parmentier propose dans un mémoire (primé à Besançon) la généralisation de la culture de la pomme de terre, qu'il a connue dans le Hanovre. En 1785 et 1786, l'aide éclairée de Louis XVI lui permet d'entreprendre la promotion du tubercule par des expériences publicitaires dont a fleur au chapeau de Louis XVI, mais aussi le fait de faire garder des champs de patates par des soldats. Ce qui intrigue les paysans. Lesquels, dès que les soldats sont partis, s'empressent de piller le champ et de déguster les pommes de terre qu'ils trouvent délicieuses &et en redemandent ! Tout en restant dans l'armée (il participe d'abord à la guerre d'Indépendance américaine, puis aux guerres révolutionnaires et napoléoniennes), Parmentier se spécialise de plus en plus dans les problèmes alimentaires. Après 1793, il prône le remplacement du sucre de canne par le sucre de raisin. Toutefois, les moyens techniques dont il dispose à l'époque ne lui permettent pas de résoudre le problème de la conservation de la viande ou des produits laitiers ; il envisage cependant la conservation par le froid. Inspecteur général du Service de santé sous Napoléon, c'est lui qui impose, de 1805 à 1813, l'obligation de la vaccination contre la variole. Écrivain infatigable, il vulgarise ses idées dans près d'une centaine de livres et de mémoires. Il passe pour avoir vulgarisé auprès des Français la pomme de terre, mais en fait la culture de ce tubercule ne deviendra effective que vers les années 1840. Cet esprit éclairé est donc l'un des principaux chefs de file de cette obscure légion d'expérimentateurs, qui n'ont cessé d'oeuvrer, avec des succès divers, pour traduire dans la vie quotidienne les acquis d'une science en plein progrès.
Cam.
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