LODACE, C'EST ARRIVÉ UN


8 AOÛT


1905


Naissance musical !

Né le 8 août 1905 à Paris, André Jolivet mourut dans la capitale le 20 décembre 1974. Avant de se vouer à la musique, il étudia la peinture, puis songea au théâtre, montant et interprétant des spectacles dramatiques. Il poursuivit ses études musicales, commencées à l'École Normale, avec Paul Le Flem de 1927 à 1932 et avec Edgar Varèse de 1930 à 1933. Le premier lui enseigna les disciplines classiques avec intelligence et liberté d'esprit, le second, pionnier de la musique expérimentale, l'initia aux lois de l'acoustique et aux sortilèges de l'orchestration. En 1935, ses études à peine terminées, Jolivet composa une oeuvre magistrale, où s'affirme son style personnel ; il s'agit de "Mana", une suite de six courtes pièces pour piano, présentée peu après au public à l'un des premiers concerts de la "Spirale". Cette association de musique de chambre, fondée par Olivier Messiaen et Daniel Lesur, donna naissance au groupe Jeune France grâce à l'intervention d'Yves Baudrier. Le seul programme de ce groupe d'amis était la défense des valeurs spirituelles dans la plus complète indépendance esthétique. Leur premier concert du jeune groupe eut lieu en 1936 sous la direction de Roger Désormière et le patronage de personnalités telles François Mauriac et Paul Valéry. En 1943, Jolivet fut appelé à diriger la musique d'Arthur Honegger pour les représentations du "Soulier de satin" de Paul Claudel à la Comédie Française. Deux ans plus tard, c'est le musicien en personne qui devait prendre les rênes de l'illustre maison jusqu'en 1960. A partir de 1960, Jolivet dirigea à Aix-en-Provence un conservatoire international d'été consacré à l'enseignement supérieur de la musique, dans un esprit délibérément ouvert à toutes les recherches musicales. Dès 1938, Jolivet voulut "rendre à la musique son caractère original antique lorsqu'elle était l'expression magique et incantatoire de la religiosité des groupes humains". D'où des oeuvres comme "Mana" ("la mana est cette force qui nous prolonge dans nos fétiches familiers"), "Cinq danses rituelles", "Cosmogonie", etc. Ses oeuvres vocales comprennent aussi bien des pièces pour voix et orchestre, comme l'opéra-bouffe "Dolorès", l'oratorio "La vérité de Jeanne", que des pièces pour voix avec quelques instruments (une messe pour voix, orgue et tambourin (messe "Uxor tua" (1963)), "Suite liturgique" pour voix, hautbois, violoncelle et harpe), ou pour voix avec piano (dont la mélodie sur le "Sonnet à une lunatique" de Mellin de Saint-Gelais"). Parmi ses oeuvres instrumentales figurent des pièces symphoniques ("Cinq danses rituelles" (1939), "Psyché", "Cosmogonie", "Suite transocéane" (1955)), ainsi que deux symphonies (1959 et 1964), des variations pour orchestre sur un thème de Lully ("Les Amants magnifiques" (1962)), des concertos pour divers instruments (ondes Martenot, trompette, flûte (1949), harpe, basson, violoncelle), des musiques de scène comme celle d'"Antigone", des oeuvres pour piano ("Mana" (1935) et deux sonates) et un quatuor à cordes (1934).

Olga

Remerciements à Olga et à son site musical http://www.musique-renaissance.com


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