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ANIMAUX


L'ours blanc


L’ours blanc est le plus carnassier de la famille des plantigrades. Cependant lorsque toute autre nourriture lui fait défaut, il sait se contenter de lichen ou de mousse. Il vit sur la banquise, dans l’extrême Nord. Marcheur infatigable, il parcourt sans cesse les vastes étendues glacées. Bardé de graisse et de fourrure (elle représente jusqu’à la moitié de son poids), il dort à même la glace. Il se réveille souvent recouvert d’une épaisse couche de neige dont il se débarrasse en s’ébrouant avec vigueur et reprend sa chasse. Doué d’un odorat, d’une vue et d’une ouïe très développés, c’est un redoutable chasseur dont les 800 kg constituent une masse impressionnante.

L’ours blanc vit en solitaire ; différent des gros mammifères, il n’a pas de famille propre. Le couple reste uni quelques jours en avril et juillet ; puis le mâle laisse la femelle qui s’en va de son côté à la recherche d’un refuge, parmi les crevasses de glace. Dans cet abri improvisé elle donnera naissance, après sept mois de gestation, à un ou deux oursons peu gracieux.

Gros comme des lapins, aveugles, maladroits dans le manteau duveteux qui les recouvre, les oursons auront besoin de toute l’attention de la mère pour prévenir leur faiblesse. Le climat rigoureux ralentissant leur croissance, la mère les allaitera jusqu’à ce qu’ils atteignent 18 mois. Adultes à trois ans, l’ours peut alors dévorer jusqu’à 100 kg de poisson ou de phoque par repas. Immobile, il atteindra des heures durant sur la glace au bord d’un trou qu’il connaît pour être celui où les phoques reviennent pour reprendre leur souffle. D’un coup de patte, grâce à ses griffes redoutables, l’ours blanc l’assomme et, le plus souvent, le tue. Très bon nageur, l’ours blanc peut franchir des bras de mer de 10 km. Après une approche sous-marine silencieuse, il sait apparaître près d’un groupe de phoques allongés sur la glace. Fait étrange, une fois son repas terminé, l’ours enfouit avec soin les reliefs de son repas terminé sous la neige. Est-ce pour préserver ceux-ci ? Ou pour les protéger d’un éventuel maraudeur ?

Mais l’ours blanc, en dehors de l’homme, n’a pas d’ennemi !


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